Avant le 2e tour

Lundi 13 mars 2006: Quelques contacts dans la journée pour savoir ce que vont faire les autres partis de gauche, dans l'optique de l'assemblée du soir. Derniers contacts lors du Comité à 18h30, puis étude des scénarios possibles. Très rapidement, la variante à 3 s'impose à l'évidence. Eric Gavin décide de se retirer et l'annoncera à l'Assemblée. 

L'Assemblée est visiblement également convaincue et ne demande pas à voter sur les deux variantes, d'autant plus que nous n'avons formellement que trois candidats ! L'affaire est réglée en un peu plus d'une heure.

A ce moment-là, nous apprenons par les Libéraux que la droite part à trois, les deux sortants libéraux et le radical Kohli. La satisfaction est grande pour tout le monde de pouvoir enfin tourner la page Rigot, et le ticket à 3 nous semble de bonne guerre. C'est apparemment la seule solution pour la droite pour réussir à contrer notre propre liste.

Quand je rentre chez moi, je reçois soudain un appel vers 23h30 qui m'annonce que les radicaux n'ont pas voulu du ticket à 3 et qu'ils ont décidé de partir à 3 + la candidate UDC, les libéraux partant alors sur une liste à 2 ! Stupéfaction... Je passe le message à tous ceux dont j'ai le numéro de natel, pour qu'ils ne découvrent pas cela dans les journaux le lendemain et qu'ils puissent se réjouir déjà en se lavant les dents le matin !

 

Dans l'analyse qu'il a faite des résultats à la Municipalité, Pierre-Alain a relèvé un fait tout à fait frappant: les candidats occupant les 6 premières places sont ceux qui se sont nettement démarqués du Syndic. Le libéral Ducraux, que tout le monde imaginait en tête en tout cas de sa liste, a payé son excessive fidélité au Syndic. C'est l'épidémie de Chikun-Gougnafier (ce qui, en langage indigène, signifie "marcher courbé devant le Syndic") qui a décimé la droite veveysanne ! Si la souche principale est é-Radiquée, on peut encore craindre la résurgence par la survie de porteurs (je n'ose pas dire "sains") du virus. La vaccination a lieu le 2 avril prochain.

 

Mardi 14 mars 2006: Le matin, les trois candidats socialistes enregistrent leurs déclarations à ICI-TV à 8h. L'ambiance est plutôt à la bonne humeur. Les phrases retenues par les journalistes pour l'émission de présentation du soir dans le cadre du journal sont très bien. Nous sommes différents mais très complémentaires. En regardant ce journal le soir, l'impression est très positive. Les socialistes et le candidat Vevey Libre se montrent sereins, la libérale met les points sur les "i" quant à ses relations avec les "cousins" (c'est elle qui précise ces guillemets) radicaux, et ceux-ci montrent qu'ils ont comme seule ambition de ne pas céder face aux libéraux.

Au Grand Conseil, toute la matinée se passe en commentaires et discussions, et la Présidente a toutes les peines du monde à obtenir un peu de silence. Les mines sont naturellement très différentes d'un côté ou de l'autre de la salle. Radicaux et Libéraux sont déjà mécontents de leurs résultats, mais ils sont carrément effondrés lorsque je leur communique la décision des radicaux veveysans !

Comme j'ai reçu un SMS pour me confirmer que nous avons bien déposé notre liste à 3 déjà à 9h, je me tiens un peu à carreau jusqu'à midi: j'ai trop peur qu'un dernier sursaut de lucidité n'incite les radicaux à renoncer à leur démarche...

En fin de journée, je rencontre deux radicaux directement concernés, qui m'affirment avoir voulu sauver leur parti et ne pas accepter de disparaître face aux libéraux. C'est presque attendrissant, mais surtout pathétique, et cela montre bien les ravages de l'action du Syndic.

 

Mardi 14 mars 2006: L'ex-candidat PDC invite par mail le monde politique à aller voir le communiqué de presse qu'il a mis sur le site de sa section locale. A travers les fautes de français, les coquilles, les maladresses et les erreurs de programmation informatique ("!-[if]supportLineBreakNeuLine]-->"), justifiées par le nom du rédacteur du texte figurant en haut à gauche de la page, on arrive à comprendre que le PDC se retire dans ses appartements, seul vainqueur de ces élections puisqu'il enregistre le plus fort taux de progression de sa représentation au Conseil (!), et qu'il n'entend pas s'abaisser à se mêler à la foire d'empoigne dans laquelle se sont embourbés les partis de droite. Cette belle déclaration idéaliste est juste entachée d'une jolie coquille qui nous fait penser que c'est des salades marketing: l'un des signataires, Jean-Marc Roduit, est indiqué comme Jean-Marc "Produit" !

Pourtant, le PDC est conscient qu'il ne s'adresse pas à une clientèle captive et il "donne toute facilité à [son] électorat de choisir entre abstention et soutient (sic) des personnes aptes à diriger cette ville". On n'a pas trop le temps d'essayer d'imaginer à qui l'auteur pense qu'il faut encore mettre toute notre sagacité à l'épreuve pour tenter de comprendre ce que peut bien vouloir dire la dernière phrase: "Nous retrouvons ainsi la joie de notre démocratique". Y'a d'la joie !

 

Mardi 14 mars 2006: Comme je continue ma soirée devant mon ordinateur, on me glisse un petit texte qui prend une saveur toute particulière dans le nouveau contexte. C'est un communiqué de presse du parti radical datant du 26 mai 2005, et qui marquait alors la première contre-offensive contre les empêcheurs de dictaturer en rond.

Dans ce texte de quatre alinéas intitulé "Vevey sauvée malgré elle ?", le parti fustigeait, à propos du projet concernant le Château de l'Aile, "une poignée d'excentriques Neinsager de gauche comme de droite [qui] s'opposent à la restauration" (on reconnaît là le style percutant du Syndic !).

La suite est une déclaration de foi. "Notre ville n'a pas besoin d'être sauvée, bien au contraire. " (on relèvera que, sur le strict plan du sens, cette phrase veut dire que la ville a besoin d'être noyée, coulée, assommée, enterrée, etc.) "Ces quatre dernières années, depuis que le nouveau Parti radical veveysan agit de concert avec le Syndic Dominique Rigot qui préside aux destinées de Vevey, bien des progrès ont été accomplis. Et les erreurs commises par les dirigeants politiques des années nonante n'étaient pas des moindres. Mettons fin aux intérêts particuliers !" (...) "On peut s'interroger sur les vraies motivations des fondateurs de l'association "Sauver Vevey". En effet, la plupart d'entre eux habitent Rue de la Madeleine 15 et 17, situé (sic) à l'arrière du futur bâtiment. Et l'un d'entre eux est même le secrétaire de Franz Weber. Retour aux intérêts particuliers au détriment de l'ensemble de la collectivité ? Nous disons non ! Cette ère est définitivement révolue !".

Ca, pour une belle déclaration, c'est une belle déclaration ! On voit que c'est des gens qui ne s'en laissent pas conter et qui veulent faire passer l'équité et la transparence au premier plan. L'ennui, c'est naturellement que la plupart des éléments contenus dans ce communiqué ont été complètement infirmés par les faits d'abord (cf. le rapport Reymond et les cafouillages avec le projet Constantin), puis finalement par la sanction populaire issue des urnes.

Mais on dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, et les radicaux ne sont pas des imbéciles. Ils sont simplement prêts à tout pour tenter de se sortir de ce guépier. C'est ainsi qu'ils sont parfaitement capables de renier leurs invectives contre "la poignée d'excentriques Neinsager" pour sauver les meubles. Il font même mieux: ils en invite un, ou plutôt une, sur leur liste pour le second tour ! Car le secrétaire de Franz Weber qu'on désigne à la vindicte populaire est, sauf erreur, le mari de la candidate UDC, qui habite précisément au 17 de la rue de la Madeleine... Cette dernière était d'ailleurs également un des membres du comité hétéroclite que les radicaux accusaient de faire passer leurs intérêts personnels avant ceux de la cité.

Cette ère n'est plus si "définitivement révolue"...

 

Mercredi 15 mars 2006: En fouinant dans des notes que j'ai prises concernant les chiffres de ce premier tour, je fais une constatation très réjouissante en ce qui concerne la participation des étrangers. 24Heures a affirmé que le record est détenu par Renens, où 26% des étrangers ont voté, et j'ai pu constater qu'on a fait nettement mieux à Vevey.

Selon les chiffres donnés par le Président du Bureau électoral et qui concernent toutes les personnes qui ont déposé une enveloppe grise dans la boîte aux lettres du Greffe ou voté au Bureau de vote, il y a eu 4065 "votants". Je mets les guillemets, car 161 de ces votes ont été considérés comne inexistants car la carte de vote n'avait pas été validée correctement (signature manquante ou date de naissance erronée). Il n'empêche que, même si elles n'apparaissent pas dans les statistiques, ces personnes ont voté.

Le canton a publié un tableau récapitulatif du rôle électoral dans chaque commune. Pour Vevey, il y avait 11'102 électeurs, dont 7'842 Suisses (70,6%) et 3'260 étrangers (29,4%). Je sais que ces chiffres ont un tout petit peu varié avec les dernières mises à jour envoyées par la commune, mais cela ne change rien aux statistiques.

Grâce aux indications figurant sur les enveloppes et les cartes de vote, on peut savoir le sexe et la nationalité du votant. Ce sont les seules données que la loi permet d'exploiter, et il est bien entendu que ce décompte s'opère avant l'ouverture des enveloppes jaunes, pour préserver la confidentialité du vote. Selon les chiffres donnés par le Président du Bureau électoral, il y a eu les votants suivants: 3'152 Suisses (1'701 femmes et 1'451 hommes, donc une large majorité féminine, ce qui est déjà surprenant) et 913 étrangers (489 hommes et 424 femmes, dont une petite majorité d'hommes, alors qu'on s'attendait à ce que les femmes soient beaucoup moins nombreuses). Ces seules proportions sont déjà une surprise très intéressante.

Ce qui est encore plus intéressant, c'est le calcul des pourcentages. Selon la feuille officielle de l'élection à la Municipalité, la participation globale a été à Vevey de 36,66%. Si l'on se réfère aux chiffres fournis par le canton pour les Suisses et les étrangers, on se rend compte que les Suisses ont voté à 40,19%, et les étrangers à 28,01%. Ce dernier chiffre serait donc, à en croire 24Heures, le record cantonal ! Pour ma part, j'ai le sentiment qu'il est dû à la campagne d'information que la ville de Vevey a menée auprès des étrangers pour les sensibiliser à leurs droits politiques, avec le bus d'information.

A moins que ce ne soit le travail de lobbying du parti radical auprès de la communauté musulmane. Mais là, j'ai des doutes !

 

Mercredi 15 mars 2006: Rendez-vous avec le photographe pour les photos du 2e tour, nécessaire pour le tract. Par contre, on n'a pas le temps de refaire des affiches et de les coller dans le peu de temps dont nous disposons. On se contentera de coller des surcharges sur les affiches en place.fait

 

Jeudi 16 mars 2006: Aujourd'hui, W. Riesen, candidat UDC malheureux, arbore un gros pansement autour de son majeur droit Il explique qu'il a une distorsion des ligaments de ce doigt.

Un vieux radical qui est présent lui fait la remarque acide: "Tu as trop biffé de noms de co-listiers le week-end dernier" !

 

Jeudi 16 mars 2006: En faisant un tour en ville pour contrôler nos panneaux, je fais le récapitulatif des dégâts. Deux panneaux simples fixés sur des ponts et qui ont été fracassé pour l'un et apparemment jeté à l'eau pour l'autre (certainement l'oeuvre de vandales non politisés); un panneau double tout neuf disparu devant St-Martin (ce n'est quand même pas l'opération du Saint-Esprit !?); un panneau double disparu devant les Négociants, alors que je l'avais bien nettoyé pour la nouvelle affiche.

Si quelque sait où ont disparu ces deux derniers panneaux, cela nous intéresserait de savoir qui les a piqués !

 

Vendredi 17 mars 2006: Avec les photos faites mercredi, nous pourrons avoir les nouveaux tracts pour le marché de samedi. Par contre, les surcharges que nous avions commandées auprès du parti cantonal pour compléter nos panneaux ne seront disponibles que lundi ! Encore une fois, nous aurions été mieux servis en prenant nos propres fournisseurs.

 

Samedi 18 mars 2006: Congrès ordinaire du PSV à Renens. L'actualité est naturellement aux élections, si bien que les différents rapports habituels ne suscitent guère d'émotion. Par contre, les embrassades ne manquent pas entre vainqueurs, puisque le PS est en position de force pratiquement dans tout le canton. Il y a juste à La Tour-de-Peilz que l'union de droite a réussi à forcer la décision en passant leurs 4 candidats au premier tour. Par contre, à Morges et à Nyon, c'est le PS et ses alliés qui ont réussi cette performance. Partout ailleurs, les socialistes sont très bien placés. L'ambiance est donc à une douce euphorie...
Le PS Vevey est présent à Renens avec neuf délégués, ce qui n'est pas courant ! Mais c'est peut-être grâce à cette présence en force que nous avons réussi à faire élire Charly Teuscher comme délégué du PSV au Congrès du PSS. Cela le consolera un peu d'être dans les viennent-ensuite du Conseil communal de Vevey, en raison surtout du fait qu'il est arrivé récemment dans la ville.

 

Lundi 20 mars 2006: La commission scolaire et les directeurs des établissements de la région ont demandé à rencontrer les députés pour parler des difficultés rencontrées avec une petite frange d'élèves, parfois très jeunes, qui sont rétifs à toute scolarisation. Absorbés par les campagnes en cours, les députés ne sont pas nombreux: deux de Vevey (J. Christen et moi-même), et un de La Tour (F. Grognuz). Dommage que tant de monde ait été mobilisé pour si peu d'écho.

L'après-midi, je suis allé avec Roger Niquille coller des surcharges sur nos affiches portant le slogan "Votre Municipalité, Laurent Ballif, Pierre-Alain Dupont, Marcel Martin". Le tirage de ces surcharges a été fait à la va-vite, si bien qu'elles ne tiennent pas bien l'eau ! Il faut les coller avec précaution et les recouvrir d'une bonne couche de colle pour les protéger de la pluie. Mais le temps me manque et je dois demander à Roger et Charly de finir le travail mardi, ce qui sera fait.

En même temps, je distribue aux porteurs les 11'000 tracts qui devront être mis dans les boîtes le plus vite possible. Je n'ai pas le temps de terminer et je dois finir mardi soir après le débat de Radio-Chablais. Finalement, comme les gens ne reçoivent les documents de vote que jeudi, nos tracts arrivent à temps, en même temps que ceux des autres partis. J'apprends ainsi que les Libéraux ont donné leur tract à distribuer par La Poste, ce qui leur coûte un peu plus de mille francs.

 

Mardi 21 mars 2006: Enregistrement du débat sur Radio-Chablais à Montreux. Comme nous sommes quelques-uns à ne pas connaître le collège Rambert à Tavel, c'est un peu difficile d'y arriver ! Mais nous pouvons finalement débattre très courtoisement devant une grande salle absolument vide (le débat n'est pas public), en petit comité.

Comme le journaliste a voulu que ce soit un débat politique, c'est un joli jeu de position qui se joue. Le PS n'a pas trop à s'exciter, puisque les partis de droite sont très occupés à se tirer dans les jambes.

Le plus intéressant est la démarche tactique entamée par J. Christen. Le jour même, lors du Grand Conseil, il a pris une position très à droite (pas "adroite" !) dans un débat où on l'aurait attendu moins agressif. Il s'efforce visiblement de donner des gages à la droite, pour élargir son électorat potentiel.

Pour ma part, durant cette séance du Grand Conseil, j'ai défendu avec succès le projet d'implantation de la Haute Ecole d'Ingénierie et de Gestion à Yverdon, en obtenant que les dépenses engagées ne soient pas compensées sur le budget annuel. Durant la journée, je passe du temps à mettre sou pli mes tracts de campagne...

 

Mercredi 22 mars 2006: J'avais prévu d'avoir des affiches A0 pour habiller quelques-uns de nos panneaux qui sont totalement dénudés, mais il y a un jour de retard. On les collera jeudi.

Le soir, enregistrement du débat sur ICI-TV avec tous les candidats. Les rapports de force se cristallisent d'une manière bizarre. Jérôme continue à vouloir donner des gages à la droite, et veut surtout répliquer à ceux qui reprochent à Vevey Libre de n'envisager que des dépenses et pas des moyens pour financer ces propositions.

Il en vient à faire un parallèle inacceptable: il propose de garder le Château de l'Aile en mains publiques, en y mettant le Musée historique et en y aménageant des appartements (forcément non rentabilisables), et, pour financer cette opération, de vendre les tours de Gilamont ! Kohli a l'intelligence de le smasher en affirmant que la ville ne veut pas se priver d'un outil de gestion du logement à loyer modéré comme les tours. Je reprends la suite et ne peut que confirmer ce qu'il vient de dire, et j'en rajoute une couche en estimant scandaleux d'imaginer financer les appartements de luxe du Château grâce à la vente des immeubles à loyer modéré de Gilamont. C'est vraiment une idée stupide, surtout mise ainsi en parallèle, et il a certainement perdu bien des voix dans nos rangs avec cette proposition. C'est d'autant plus stupide que l'une des critiques de Vevey Libre à l'actuelle Municipalité était d'avoir équilibré les finances en vendant des biens immobiliers rentables. Quand on sait que les tours sont une vraie mine d'or actuellement, la proposition tombe d'autant plus mal. A "veveysânerie", "veveysânerie" et demi !

Pour le reste, les deux autres radicaux se montrent des plus vagues voire quasi compréhensibles, et c'est vraiment la candidate UDC qui apparaît comme la "penseuse" de la liste. Les libéraux sont moyens, surtout Pierre Ducraux qui s'enferre à vouloir défendre le premier projet Constantin alors que la population y semble majoritairement hostile. C'est complètement idiot, d'autant plus que Constantin planche actuellement sur un sujet différent et que la Municipalité a également d'autres propositions plus acceptables sous le coude.

Le débat est diffusé en boucle jeudi 23 mars à 19h15 et toutes les heures, ainsi que dimanche 26 mars le soir. Je suis curieux d'entendre les commentaires...

 

Jeudi 23 mars 2006: J'ai enfin reçu les dix affiches A0 commandées, et nous pouvons les poser avec Roger. Cela permet de réparer certains panneaux dénudés ou endommagés, et nous pouvons ainsi présenter notre photo du 2e tour en grand. La "nouvelle droite" ne s'en prive pas, elle qui a repris tous les panneaux radicaux et les sort aujourd'hui avec les nouvelles affiches. Ils doivent vraiment avoir des sponsors qui veulent désespérément rester au contrôle des affaires pour pouvoir financer ce genre de dépenses. Et comme c'est le personnel de certaines boîtes de construction qui fait le travail, cela doit certainement passer dans les frais généraux des entreprises...

 

Jeudi 23 mars 2006: Nous rencontrons les Verts, à notre demande, pour essayer de comprendre pourquoi ils ne veulent pas soutenir les candidats socialistes. Notre programme s'inscrit pourtant parfaitement dans le cadre des objectifs que fixent les Verts au niveau cantonal, par exemple.

Après discussion et examen en détail de notre programme ainsi que de notre activité politique et personnelle, les représentants du Groupe des Verts admettent que ce que nous proposons est ce qui se rapproche le plus de leurs objectifs. Peu de temps après que nous nous soyons séparés, nous recevons un communiqué nous informant que les Verts appellent à voter PS à Vevey.

 

Vendredi 24 mars 2006: Préparation d'un communiqué de presse, soumis aux membres du Comité, pour annoncer que le PS a dorénavant l'appui formel, voire officiel, des trois partis de gauche: POP, Alternatives et Verts. Le texte est envoyé par le Président, avec contact personnel avec les journaux qui avaient initialement annoncé que les Verts ne soutenaient pas le PS. Ce communiqué ne sera malheureusement que très peu évoqué, juste dans un article général de présentation de 24H le mercredi suivant, et peut-être dans le Régional.

 

Vendredi 24 mars 2006: Je reçois un mail curieux, qui s'affiche dans ma messagerie avec l'entête Municipalité. En l'ouvrant, je découvre qu'il s'agit du texte de la candidate UDC figurant sur le site des Radicaux. Je ne m'inquiète pas plus que cela, en m'amusant simplement de recevoir un mail adressé, selon l'intitulé, aux "Sympathisants de la nouvelle droite veveysanne" !

Par contre, je commence à m'inquiéter lorsque je reçois des mails courroucés de personnes de mon service et d'autres services qui s'offusquent de recevoir cette propagande sur leur mail professionnel. Ils croient visiblement que cela vient de la Municipalité ou d'une personne branchée sur le réseau de la ville. Pour m'assurer de cela, je demande au Service informatique de contrôler le serveur de mail, et je reçois réponse que les mails proviennent du provider commercial qui héberge le site des Radicaux-Veveysans.

C'est certainement une "prestation" qui leur a été proposée par leur hébergeur. Ils ne se sont certainement pas rendu compte que cette diffusion se faisait avec un fichier d'adresse composé de bric et de broc, comprenant des adresses raflées sur le site de Vevey.ch ainsi que d'autres destinataires peu susceptibles d'apporter leur appui aux radicaux de Vevey. J'ai ainsi reçu une demande d'information d'une professeur de l'Uni Fribourg, qui s'étonnait de recevoir un tel message camouflé en appel de la Municipalité, alors qu'il habite Fribourg et est membre du PS depuis 30 ans ! J'espère pour ces pauvres RadUDC que l'envoi ne leur est pas facturé à l'adresse...

Quant au contenu du message, il a fait l'objet de nombreuses exégèses et j'invite les lecteurs à s'y reporter. Ce que je relève avec satisfaction, simplement, c'est qu'il prend comme fait établi que les socialistes auront trois sièges à la Municipalité, et que c'est la répartition des deux derniers sièges que la "Nouvelle droite veveysanne" entend influencer. Dans ce texte, à aucun moment il n'est fait allusion aux socialistes, et toute la manoeuvre vise à dénigrer le "Centre mou" et les libéraux, pour éviter que les deux dernières places ne se jouent entre ces trois candidats. La liste Rad-UDC tente chichement de garder une place à la municipalité en contestant un siège à la droite et au centre, mais sans remettre en cause la majorité socialiste. On ne pourra donc pas prétendre qu'ils n'ont absolument rien appris dans cette élection !

 

Vendredi 24 mars 2006: Soirée au Théâtre de la Grenette pour la Revue de Gabouille. Il n'a pas osé se mouiller, en pleine période électorale, même si plusieurs chansons évoquent des thèmes politiques. Celle sur le Mobbing est bien écrite mais ne dit pas grand chose et banalise exagérément une affaire qui a tout de même fait chuter le Syndic. Celle sur les panneaux d'affichage est très bien, drôle et équilibrée, l'une des seules qui fasse preuve d'un réel esprit chansonnier. Dommage pour les autres.

 

Samedi 25 mars 2006: Stand au marché le matin, commencé sous la pluie et achevé avec un grand soleil annonciateur de printemps. Beaucoup de gens viennent nous féliciter, mais ce qui est inquiétant c'est que beaucoup d'entre eux aussi croient que les élections sont terminées !

Le soir, le PS Veveysan a sa soirée familiale, avec apéro et repas Chez John. Il y a foule, et c'est l'occasion de faire mieux connaissance avec les nouveaux membres et les nouveaux élus.

 

Lundi 27 mars 2006: Un accrochage a lieu lors de la séance de la Commission des activités interculturelles (de l'Intégration) entre différents membres et représentants des partis à propos du bilan du Bus d'information électoral. Une personne se fait le relais de l'attaque portée par le candidat PDC, qui estimait que ce projet était trop clairement porté par le PS et donc jouait en faveur de ce dernier. Cette opinion est largement combattue et l'incident se termine sans autre heurt. Pour ma part, je continue à être très heureux de constater que la proportion d'étrangers qui ont voté est très élevée à Vevey (28%), et qu'il est certain que cela est dû pour partie au Bus. Par contre, personne ne peut dire pour qui les étrangers ont voté.

 

Mardi 28 mars 2006: En rentrant du Grand Conseil vers 22h, je me rends compte que la tempête s'est apparemment déchaînée sur Vevey durant la journée. En arrivant à Bergère, il n'y a plus un panneau debout ! Je relève rapidement celui du PS et fait une tournée de toute la ville en une demi-heure pour relever et réparer nos panneaux. La plupart ont bien résisté, mais ils sont tous douchés. Comme beaucoup d'affiches étaient déjà partiellement décollées, il y a parfois des dégâts, dans certains cas irréversibles. Je rafistole comme je peux car je n'ai pas mes punaises et que tout est tellement mouillé que le ruban adhésif ne colle pas !

 

Mercredi 29 mars 2006: J'ai pris mes punaises, et je fais le tour de la ville en début de matinée pour réparer les dégâts. Lorsque les affiches sont trop déchirées ou ont disparu, je punaise la surcharge "Votre Municipalité", qui est en fait le message qu'on veut faire passer auprès de la population. Vivement que cette partie de la campagne s'achève, car les panneaux sont en place depuis plus de deux mois et ils ont vraiment souffert des intempéries. Par contre, les surcharges et les nouvelles affiches, dont la résistance à l'eau n'était pas garantie, ont très bien supporté le choc du second tour.

 

Jeudi 30 mars 2006: Distribution de roses à la gare par plusieurs membres de la section, mais je ne peux pas y participer car je suis à Lausanne pour la Commission cantonale du sport. On me raconte que la candidate UDC arrive du train et voit cette distribution. Elle est étonnée de voir que le PS se mobilise également à d'autres moments que le samedi matin. Elle n'en dit pas plus.... mais l'UDC est à la gare le lendemain en fin de journée pour distribuer des tracts !

 

Samedi 1er avril 2006: Dernier stand du 2e tour. Tout le monde semble avoir déjà voté, et il y a beaucoup de gens qui nous disent qu'ils ont voté pour nous. Mais il faut savoir que nous ne voyons, naturellement, que nos sympathisants. Il est donc difficile de se faire une idée.

Je ne reste pas jusqu'à midi car j'ai une assemblée à 11h. Je passe également avant à la Salle del Castillo pour faire des photos du Kiosque à Musique de la RSR, qui se déroule en direct de Vevey. Mais j'apprends que la candidate UDC a été un peu remise en place... par sa fille ! Toutes deux ont passé devant notre stand et quelqu'un a proposé à sa fille un ballon du PS. Elle semble avoir décliné la proposition, mais sa fille lui a demandé pourquoi son groupe (Rad-UDC) ne distribuait pas de ballons. La candidate lui a expliqué qu'il fallait pour cela commander les ballons spécifiques, avoir du gaz et du matériel, etc. Conclusion imprable de la petite: "Alors, vous êtes pas bien organisés ?!".

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